Vie et oeuvre

 

Une brève approche sur sainte Hildegarde

 

LE 7 OCTOBRE 2012 SAINTE HILDEGARDE DE BINGEN

A ETE PROCLAMEE 35ème DOCTEUR DE L’EGLISE,

4ème FEMME DOCTEUR DE L’EGLISE.

Qu’est-ce qui, donc, chez cette femme, pouvait fasciner autant de gens, éterniser son nom  « Hildegarde de Bingen » à travers des générations sans qu’il ne prenne une seule ride ? Hildegarde était, est un être qui pouvait et peut nous secouer, nous réveiller, une sorte d’épine dans la chair de l’église et du monde.

Elle était prophétesse dans le vrai sens du terme : impavide, claire, lucide, investissant jusqu’à ses dernières forces dans sa mission. Jusqu’à la fin, elle resta pionnière de la foi vécue et défenseur de l’amour et de la justice.

 

Voici un bref aperçu de sa vie qui peut apporter quelques éléments de réponses.

LA VIE DE SAINTE HILDEGARDE

Sainte Hildegarde est née en 1098 à Bermersheim près d’Alzay en Hesse Rhénane, fille de Hildebert et Mechtilde, un couple d’aristocrates propriétaires du domaine de Bermersheim. Elle est la dixième enfant d’une famille nombreuse. Elle vécut parmi les vignobles de Rhénanie.

Imprégnée très jeune de dons surnaturels, dès l’âge de 3 ans, elle commence à avoir des visions. Un jour dans une vache elle voit un veau qu’elle décrit à sa nourrice et à la naissance  le veau est tel qu’elle l’avait décrit. Puis elle se rend compte qu’elle est bénéficiaire d’un phénomène extraordinaire.

Elle est vouée par ses parents au service de Dieu. A 8 ans, Elle est confiée aux soins de la veuve consacrée Uda de Göllheim, puis pour son éducation et son instruction, à « Jutta »  Judith de Spanheim qui vit recluse dans un couvent adjacent au monastère de Disibodenberg. (Couvent du Mont Disibode) entre Mayence et Trèves. « Jutta » Von Spanheim lui dispense un enseignement particulièrement approfondi ; même si plus tard Hildegarde écrit qu’elle se considère comme n’ayant reçu aucune éducation. (peut-être parce qu’elle n’a pas reçu d’enseignement « scolaire »). En fait, Hildegarde est une personnalité à la culture rare. Elle connaissait les textes de la « Régula Benedicti » et apprit très jeune le chant des psaumes. Ses sujets de méditation provenaient des textes liturgiques et  souvent des Saintes Ecritures. Elle avait une connaissance approfondie de l’Ancien Testament ainsi que des Pères de l’Eglise ». 

Hildegarde est très tôt imprégnée du rythme de vie bénédictin alternant travail, étude et lecture spirituelle, vie communautaire et solitude, « Ora et labora ».

Entre 8 et 15 ans, les visions se multiplient et elle en parle avec une admirable simplicité. Elle s’étonne d’avoir ces visions au-dedans de son âme. Comme

elle n’entend rien dire de semblable aux autres sœurs, elle se met à cacher avec soin les visions dont elle est favorisée. Cependant, beaucoup de choses extérieures lui restent inconnues, à cause des maladies fréquentes auxquelles elle est sujette depuis sa naissance et qui altèrent sa santé.

Elle confie néanmoins ses visions secrètes à Jutta Von Spanheim qui prend conseil auprès d’un moine du monastère de Saint-Disibod. Ce moine nommé Volmar devient le conseiller,  puis l’assistant et enfin le secrétaire lorsque la nécessité s’en fait sentir.

A 16 ans la novice Hildegarde reçoit le voile des mains d’Otto, archevêque de Bamberg.

En 1136, lorsque Jutta décède, les religieuses élisent Hildegarde comme maîtresse des novices du couvent de Disibodenberg, puis abbesse. Elle est une "mère" tendre et aime que les religieuses soient dans la joie.

Jusqu’à l’âge de 41 ans, Hildegarde s’applique assidûment aux tâches quotidiennes d’un couvent.

L’œuvre d’Hildegarde est aussi bien visionnaire que prophétique. Hildegarde se considère comme un instrument de Dieu. Elle a pour mission de porter la Parole de Dieu.

 Pendant 30 ou 40 ans on ne va rien savoir de sa vie, elle vit dans l’humilité et la pauvreté.

En 1141,  à 42 ans et 7 mois une lumière de feu partant du ciel pénètre dans son cerveau, sa poitrine et son cœur, semblable à une flamme qui échauffe sans brûler. A partir de ce moment, elle a l’intelligence des livres saints et particulièrement du psautier et des Evangiles, sans connaître toutefois la signification des mots en particulier, ni la division des syllabes ou les autres règles de la grammaire.

Sainte Hildegarde le relate en ces termes : «  ….alors que j’avais 42 ans et 7 mois une lumière de feu d’une extrême brillance, venant du ciel ouvert,  fondit sur mon cerveau tout entier et tout mon corps, et toute ma poitrine comme une flamme qui cependant ne brûlait pas, mais qui par sa chaleur enflammait de la façon que le soleil chauffe ce sur quoi il darde ses rayons…. J’avais ressenti la force des mystères, des secrets et des visions admirable depuis mon jeune âge, c’est-à-dire depuis le temps où j’avais environ cinq ans, jusqu’à présent de façon admirable….j’avais gardé dans un tranquille silence tout ce temps jusqu’à ce moment où Dieu voulut me manifester cela par sa grâce… ».

Lors de la vision de cette lumière de feu, Hildegarde entend l’injonction : « Ecris ce tu vois et entends ». C’est ainsi que s’exprime la "voix" d’en haut. 

Elle se mit alors aussi à chanter des louanges de Dieu et des Saints, Jutta lui ayant seulement apprit à chanter les psaumes qu'elle savait à peine épeler.

 

Ecriture des visions

A propos des visions, Hildegarde écrit : « Mais moi, bien que j’ai vu et entendu cela, ….tout ce temps, non par obstination, mais pour cause d’humilité, j’ai refusé d’écrire jusqu’à ce que…..j’aie été affligée de multiples infirmités…., j’ai mis la main à l’écriture ».

Hildegarde écrivit ses visions, une amie religieuse Richardis von Stade tout d'abord arrangea les mots d’après les règles de la grammaire sans rien ajouter ni changer. Le manuscrit fut présenté à l’Archevêque de Mayence, puis à Trèves au pape Eugène III, étant soutenu par saint Bernard de Clairvaux. Il fut  approuvé après un examen sérieux et lus pendant le synode de Trèves. Le titre de prophétesse teutonique lui fut alors attribué. Le pape autorisa la mystique à continuer écrire ses visions et à parler en public. Encouragée, elle écrivit ce premier livre intitulé « Scivias », qui

renferme des visions et leur interprétations.

Le moine Volmar l’assistera dans les différentes  rédactions qui suivirent.

En 1152, elle fonde un second monastère, sur un lieu révélé mais les moines ne sont pas d’accord. Puis également un autre monastère de l’autre côté du Rhin à Eibingen. Ces monastères n’existent plus aujourd’hui.

De 60 à 70 ans, elle a va prêcher au cours de quatre voyages missionnaires sur les places publiques et les parvis des Cathédrales, en Allemagne et jusqu'en Lorraine.

Partout de toute l’Europe on vient la consulter. Elle fait des miracles. Hildegarde dénonce les erreurs. Elle incite à la conversion. Elle a une très grande influence.

 

L’ŒUVRE DE SAINTE HILDEGARDE :

Les ouvrages de Sainte Hildegarde reflètent sa foi et ses convictions. Ce sont des ouvrages visionnaires et prophétiques. L’origine divine de ce qu’elle a vu et entendu à travers cette Lumière éblouissante et la prise de conscience du sens de sa mission sont, pour elle, indissociables. Son esprit prophétique voulait secouer les gens de son époque, éclairer, les convertir et éviter que Dieu ne tombe progressivement dans l’oubli. Hildegarde se considérait comme porte-parole et instrument de Dieu. Elle se référait sans cesse au Mystère du Très-Haut et mettait en valeur, auprès de ses lecteurs et auditeurs l’Amour divin comme origine et accomplissement de l’être. Elle prêchait une mystique spirituelle ou une vie intérieure en relation avec le cosmos et démontrait plutôt la signification, le sens religieux de l’ensemble de l’univers et prônait de vivre résolument et dans le monde une vie de chrétien.

Tout le ciel et le terre, la foi et les sciences naturelles, la vie humaine

sous toutes ses facettes, ses facultés, tout était pour elle le reflet de l’Amour divin et faisait transparaître le Créateur.

Le rôle de sainte Hildegarde est assimilée aux prophètes de l’Ancien Testament, lesquels sont « la bouche de Dieu », ne faisant que transmettre ce qu’ils reçoivent sans se préoccuper de donner à leurs paroles la forme d’un discours, ni d’ordonner suivant les règles de la logique ou de la dialectique ce qu’ils doivent transmettre.

Hildegarde de Bingen a rédigé trois grands ouvrages théologiques – non par goût de l’écriture comme elle le répétera souvent et avec insistance mais plutôt par souci de publier le message qu’elle avait reçu lors de sa vision.

 

LE SCIVIAS ( CONNAIS LES VOIES)

Dans son premier ouvrage « Scivias », Hildegarde retrace l’Histoire Sainte depuis la création de l’univers et de l’homme jusqu’à la rédemption et l’accomplissement de la fin des temps, en passant par la naissance et le développement de l’Eglise.L’histoire éternelle de Dieu et de l’homme, le drame de l’éloignement et du retour de l’homme vers son Créateur y est racontée de manière unique. Hildegarde essaie de décrire, sans cesse par de nouvelles images, le Mystère indicible de Dieu. Dans le récit de ses visions, toutes composées de la même manière (1. la vision, 2. l’explication, 3. le sens théologique et spirituel),

le lecteur est fasciné par la grandeur, la facilité d’éloquence et

l’inspiration créative d’Hildegarde.

Tout aussi impressionnante est la puissance d’expression élémentaire des images qui n’est sans doute pas toujours facile à saisir aujourd’hui pour un lecteur. La richesse et la diversité du contenu de son œuvre correspondent à ses nombreuses facultés linguistiques. Elle maîtrise aussi bien le style narratif que le style dramatique, le scientifique que le lyrique. Elle renouvelle le contenu de vieux concepts, crée des mots complètement nouveaux, compose chants et hymnes et s’exerce également en dramaturgie.

 

L’ORDO VIRTUTUM (L’ORDRE DES VERTUS)

Le combat spirituel entre le bien et le mal trouve son expression dans la mélopée « Ordo Virtutum », «l’Ordre des Vertus » dont la musique et les textes ont été composés par Hildegarde. Vices et vertus, confrontés dans des dialogues, symbolisent la lutte perpétuelle entre le bien et le mal, en l’homme lui-même et dans le monde. En 1150, après avoir quitté le Disibodenberg, non sans de longues et pénibles discussions, Hildegarde accompagnée de 20 religieuses, s’installent au monastère de Rupertsberg.

C’est là que sera joué pour la première fois, en 1152, le drame allégorique musical – le tout premier transmis mais sans l'accompagnement musical qui devait exister. Il sera joué pour la seconde fois, dans sa version originale, 800 ans plus tard, en 1982 dans le décor roman grandiose de l’église Saint-Martin à Cologne. Le thème de base d’ « Ordo Virtutum » réapparaît et se confirme dans le deuxième grand ouvrage d’Hildegarde « Livre des mérites de vie » où elle décrit l'opposition de 35 vices et vertus.

 

LIBER VITAE MERITORUM (LE LIVRE DES MERITES DE LA VIE)

Dans cet ouvrage, elle évoque le juste choix de l’homme à faire entre le Bien et le Mal, entre croire et ne pas croire, entre se tourner vers Dieu ou s’en détourner.Vices et vertus confrontent leur argumentation dans une mise en scène à la rhétorique grandiose.

L’homme, selon les principales aspirations d’Hildegarde a été créé libre, 

tout au long de sa vie de vivre dans la création, à l’image de son Créateur, de s’élever vers Lui. 

« Deviens celui que Dieu a créé. », « Homme, deviens homme" : ces deux maximes pourraient être empruntées à la pensée d’Hildegarde.

LIBER DIVINORUM OPERUM ( LE LIVRE DES ŒUVRES DIVINES )

En rédigeant son troisième grand ouvrage « Liber Divinorum Operum » (le Livre des Œuvres divines), achevé en 1174 après un travail colossal de 11 ans, Hildegarde réalise un nouveau chef-d’œuvre. Son écriture cosmogonique puissante laisse resplendir l’univers au lecteur comme Œuvre divine. La puissance de l’Amour de Dieu est à l’origine de la Création, de l’Incarnation en la personne de son Fils, de la Rédemption des péchés du monde jusqu'à la fin des temps, embrassant tout l’univers en une seule unité. L’homme apparaît comme un microcosme reflétant, à travers sa condition physique et spirituelle, l’ordre du cosmos entier, du macrocosme. Dieu a donné une forme humaine à chaque élément de la Création. « Juste comme un artiste, ayant des moules avec lesquels il fait ses vases » écrit Hildegarde, « Dieu a créé, formé l’être humain d’après la structure de l’univers, d’après l’ensemble du cosmos ». Les formes basiques de l’être sont pour Hildegarde le cercle et la croix – symboles d’Amour divin, d’unité et de salut, de rédemption ainsi que signes du temps et de l’éternité.

 

CAUSAE et CURAE ( CAUSES ET REMEDES )

Quant à l’union du salut et de la guérison, sainte Hildegarde renvoie ainsi le besoin de l’homme de délivrance à un concept holistique mêlant étroitement la cosmologie, l’anthropologie et la théologie. Selon sainte Hildegarde, la Lumière de la Grâce divine fait reconnaître à l’homme son imperfection et son besoin de guérison.

Celui qui reste sourd à l’appel et abuse de sa liberté dans l’illusion d’une autonomie absolue tombe dans le péché et la culpabilité, provoque un dysfonctionnement d’ordre physique et spirituel entraînant par la suite un désordre des éléments du cosmos. La guérison du corps et de l’âme ne peuvent venir que d’un rapprochement de Dieu, de la foi qui engendre les bonnes actions, un équilibre de vie qui rend corps et âme à nouveau sains. Soucieuse de la guérison de l’homme, Hildegarde ne semble pas s'être inspirée de travaux et observations en sciences naturelles et thérapeutiques connus alors pour rédiger ses ouvrages « Physica » et « Causae et Curae » (Causes et Remèdes). Ses écrits sont originaux.

La médecine de sainte Hildegarde provient d'inspirations comme pour ses ouvrages spirituels révélés par Dieu. Elle vient de la lumière de Dieu. Elle s'applique à l’être humain considéré dans sa totalité, corps, âme et esprit, trois aspects indissociables qui forment un tout. Cette médecine est holistique, elle prend en compte la santé globale de l’être. Elle occupe une place particulière par son aspect concret parce que le peuple de Dieu est un peuple de chair et que Moyen-Âge en avait une profonde conscience : soigner les corps, c’est aussi aider au salut des âmes.

Dans ces ouvrages, il est souvent question de remèdes. Les plantes occupent une grande place. Sainte Hildegarde en évoquant chaque élément naturel en donne l’utilité aussi bien pour se nourrir que pour se soigner. Par exemple, elle définit le tempérament de la plante : chaud ou froid, sec ou humide, sa viriditas (force vitale de la montée de la sève) et donne des précisions sur les indications médicales. Voici ce qu’elle dit de l’épeautre par exemple : « L’épeautre est un excellent grain, de nature chaude, gros et plein de force…., il fournit une chair et sang de qualité à celui qui le mange… Sainte Hildegarde fait également état de plantes inconnues : le galanga…

Sont décrites des propriétés précises de différentes natures dans la création (plantes, arbres, animaux, éléments, pierres, métaux…). Cela concerne aussi bien la physiologie, la pathologie et même la sexualité. L’homme et le monde sont articulés l’un par rapport à l’autre. Tout est lié dans système qui allie obligation et responsabilité, correspondance et concordance.

Sainte Hildegarde a décrit plusieurs remèdes naturels dont la plupart sont simples et faciles à utiliser (exemple : vin :, à l’absinthe, au coupé, galanga, au persil, au psyllium, à la sauge…), ainsi que des symptômes physiques de plusieurs maladies. La cause profonde de la maladie est liée à l’âme, et la force de guérison qui se trouve dans la nature ("subtilité") est au service de l’être humain.

Les recommandations sur l’alimentation, l’hygiène de vie ainsi que sur le respect des rythmes contribuent à l’équilibre de l’être et à son maintien. Certains aliments peuvent nuire au corps et rendre malade, tandis que d’autres l’aident à soigner voire à prévenir des maladies (ex : l’épeautre, le fenouil etc.).

Sainte Hildegarde présente des pierres qui guérissent.

Ce résumé donne un aperçu des dons dont sainte Hildegarde a été gratifiée par Dieu apr son charisme des visionnaires, avec un aperçu des mystères de la création et des forces curatives de la nature.

Les travaux de sainte Hildegarde sur les plantes datant pourtant du Moyen-Âge sont toujours d’actualité et bien utiles aujourd’hui.

 

LES LETTRES (Correspondance de Sainte Hildegarde : environ 450 lettres)

Sainte Hildegarde a la puissance de dire la vérité sans détours ni apparats. Ainsi dans ses prières prophétiques et surtout dans ses lettres, elle s’exprime de manière unique et distincte. Trois cent quatre-vint dix pièces provenant d’une correspondance volumineuse ont été précieusement conservées jusqu’à nos jours et témoignent de la franchise intrépide de ses préoccupations exprimées en admonestations, de sa bonté naturelle empreinte d’enthousiasme et d’humour, de son engagement personnel et de son influence importante dans le monde politique ainsi que dans les débats religieux. Ses conseils étaient appréciés même s’ils n’étaient pas toujours flatteurs et agréables à entendre.

 

LES MINIATURES

Les miniatures aux couleurs somptueuses, représentant fidèlement les visions d’Hildegarde du cosmos sont d’une intensité d’expression exceptionnelle. Quarante-deux miniatures ont été recensées en tout (35 dans le « Scivias » et 7 dans le « Livre des Œuvres divines »). Elles n’ont probablement pas été réalisées de son vivant mais peu de temps après sa mort.

Les miniatures  incomparables sont surtout celles de : la représentation de l’homme dans la roue du cosmos, celle de l’Amour divin prenant la forme d’une femme et la vision de la Trinité.

Le langage symbolique des couleurs emprunté largement à l’iconographie médiévale dont s’est inspirée Hildegarde et, par la suite, ses peintres de miniatures, est particulièrement remarquable. Il oriente à nouveau la compréhension et l’interprétation vers un des grands thèmes fondamentaux de l’œuvre d’Hildegarde qu’elle résume à la fin de son troisième grand ouvrage : « Et je revis la Lumière vivante et entendit une voix du ciel qui m’enseigna ces paroles : Sois à présent la louange de Dieu en son Œuvre, Humanité. Pour le salut de celle-ci, Il a affronté sur terre les combats les plus violents… »

Sans oublier que l’abbesse allemande fut aussi une grande musicienne : elle a composé plus de soixante-dix chants liturgiques, des hymnes, séquences et antiennes.

Abbesse bénédictine, elle a également écrit des prières.

Sainte Hildegarde de Bingen en valorisant les dons reçus par Dieu, apporte sa contribution précieuse et spécifique à la croissance spirituelle de chacun et à l’édification de l’Eglise.

La fin de la vie d’Hildegarde est un miracle, elle savait la date de sa mort parce qu’elle lui avait été révélée. Quand elle s’est éteinte, deux arcs d’une lumière resplendissante apparurent dans le ciel réalisant une immense Croix qui s’est vue à une longue distance.

 

 

 

Ce résumé a été réalisé avec les revues et ouvrages  suivants :

Famille Chrétienne n° 1812 du 6 au 12 octobre 2012

Voici ta Mère, Sainte Hildegarde- Docteur de l’Eglise, sa vie, son message, sa médecine, ses prières. N°  octobre 2012

La petite pharmacie domestique de Hildegarde de Bingen, Dr Hertzka

Hildegarde de Bingen : Prévention et guérison des maladies, Dr Strehlow

Hildegarde de Bingen : Prophète et docteur pour le troisième millénaire, Père Pierre Dumoulin, Editions des Béatitudes, 2012

Hildegarde de Bingen La symphonie des harmonies célestes, Ed. Jérôme Millon, 2003

Hildegarde de Bingen : Conscience inspirée du XIIe siècle, Régine Pernoud, Ed. Du Rocher

Hildegarde de Bingen : par les bénédictines de l’abbaye de Eibingen.

Les femmes mystiques de sainte Hildegarde à sainte Thérèse d’Avila, Benoît XVI, Catéchèse VII, 2011

Hildegarde de Bingen 1098-1179, Heinrich Schipperges, Ed. Brepols, 1996.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Date de dernière mise à jour : 09/12/2016